La procédure amiable
Découvrez les étapes clés de cette procédure ici !
Vous souffrez d'un préjudice et vous souhaitez tenter d'obtenir une indemnisation amiablement ?
Engager les discussions
Il est possible de tenter d’entrer directement en discussion avec l’assureur de votre médecin, de votre chirurgien, de l’établissement de santé, lorsque la cause de votre demande est évidente.
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Vous pouvez adresser un courrier recommandé à votre médecin en lui demandant les coordonnées de son assureur de responsabilité civile professionnelle
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Ensuite vous pouvez envoyer un courrier recommandé à son assureur en lui demandant d’indemniser votre sinistre et de mettre en place d’une mesure d’expertise amiable.
Attention :
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même si votre médecin a reconnu sa responsabilité, cette reconnaissance de responsabilité n’engage pas l’assureur de votre médecin
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ne tentez jamais de faire un recours amiable avec un hôpital public. Vous risquez de faire courir un délai de recours qui vous limiterait vos droits
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n'engagez pas une procédure amiable si votre dommage est grave. Cette procédure ne vous offrira pas les garanties suffisantes.
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Vos objectifs sont opposés à ceux de l'assureur du médecin ou de l'hôpital. Les assureurs sont des entreprises dont l'objectif principal est de réaliser des bénéfices et non d'indemniser les victimes. A l'inverse, votre objectif est d'obtenir la réparation de votre dommage.
La procédure est technique et le jargon médical et juridique est compliqué. Si vous ne maitrisez pas ces deux aspects, vous risquez de ne pas comprendre les enjeux de l'expertise, de ne pas être correctement préparé et de passer à côté de votre indemnisation.
Choisir d'être accompagné c'est choisir la sécurité. Médecin conseil et avocat décoderont pour vous le processus d'indemnisation. Ils vous accompagneront dès les premières démarches jusqu'à votre indemnisation.
Pourquoi être accompagné par un avocat ?
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Faire reconnaître et respecter ses droits,
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Pouvoir être conseillé à chaque étape de la procédure,
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S’assurer d'obtenir une indemnisation à la hauteur de son dommage.
Comment le choisir et où le trouver ? Attention, comme vous n’iriez pas consulter un ophtalmologiste pour une rage de dent, veillez à choisir un avocat exerçant en responsabilité médicale et en réparation du préjudice corporel. Ce domaine est très spécifique, technique, et l’avocat que vous choisirez doit en maîtriser les rouages.
N'hésitez pas à nous contacter pour être mis en relation avec un avocat partenaire indépendant des compagnies d'assurance, intervenant dans la France entière et exclusivement aux côtés des victimes.
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Il est primordial que vous soyez accompagné par un médecin de recours pour être sûr que vos droits soient respectés, que l'erreur fautive dont vous avez été victime soit reconnue, mais aussi que tous les préjudices liés à votre erreur médicale soient retenus et évalués à leur juste valeur.
La préparation de votre dossier. Votre médecin-conseil étudiera votre dossier, et analysera vos pièces pour savoir s’il manque des éléments. Il vous aidera également à structurer votre pensée et fera l'analyse de données scientifiques et médicales.
Le contrepoids. Votre médecin-conseil agira comme un contrepoids face au médecin missionné par l'assureur. Il défend vos intérêts face au médecin de la compagnie d'assurance qui défend les intérêts de l'assureur. Plus vos séquelles sont évaluées à la baisse, moins l’assureur vous indemnisera.




L'expertise amiable contradictoire
Le procédure CCI en 4 étapes
Cliquez pour en savoir plus ...
2. Les premières démarches
L'expertise médicale
Pièces médicales. Toutes les pièces médicales (ordonnance, certificat médical, compte rendu opératoire, imagerie, compte rendu d'hospitalisation...) peuvent être utiles. Il est préférable de les trier par ordre chronologique (du plus ancien au plus récent). Surtout, il sera nécessaire d'actualiser votre dossier en regroupant vos nouvelles pièces médicales jusqu'à l'expertise.
Le jour J n 'oubliez pas d'apporter vos imageries (CD, radiographies etc...) et de les récupérer à l'issue de la réunion.
Fiche de doléance. Il s'agit de décrire toutes les répercussions de l'accident sur vous et votre vie (vos douleurs, vos angoisses, vos limitations quotidiennes...) Nous mettons à votre disposition une "fiche de doléance", c'est un document qui permet de vous préparer aux questions posées à l'expertise. Cela évite d'oublier des éléments importants. N’hésitez pas à nous contacter pour la recevoir gratuitement.
Fiche d'évaluation de votre besoin d'assistance par une tierce personne. Nous mettons à votre disposition une "fiche d'évaluation de vos besoins d'assistance", c'est un document qui permet de lister les tâches de la vie courante que vous ne pouvez plus faire seule, pendant votre convalescence mais également de façon définitive. Cela évite d'oublier des éléments importants. N’hésitez pas à nous contacter pour la recevoir gratuitement.
Être accompagné. Afin d'équilibrer l'expertise avec le médecin de la compagnie, il est recommandé de se présenter à l'expertise avec un médecin de votre coté qui vous défendra. Dans certains cas, la présence de l'avocat peut aussi être nécessaire.
1. Analyse chronologique de votre dossier. Le médecin vous posera des questions sur votre état civil, votre situation personnelle, professionnelle, et sur votre parcours de soins (opérations, kiné, etc.)
Attention, tout ce que vous ne direz pas à l'Expert ne sera pas pris en compte. C'est pourquoi il est important de préparer votre lettre de doléances (modèle disponible sur demande, contactez-nous) afin de penser à lui détailler votre situation (indiquer la composition de votre famille, préciser votre situation professionnelle, décrire votre lieu d'habitation et la commune dans laquelle vous résidez, précisez si vous avez des animaux de compagnie, des loisirs etc.). Tous ces éléments seront ensuite repris pour l'évaluation de vos préjudices.
Certains experts ne posent pas toutes les questions utiles, donc c'est à vous d'apporter les bonnes informations pour que rien ne soit oublié que vous puissiez être justement indemnisé.
2. Examen clinique. L'examen clinique permet de constater vos blessures. Seuls les médecins assistent à cette partie de la réunion. Aucun avocat, ni un éventuel représentant de la compagnie d'assurance ne peut y assister. L'Expert de la compagnie vous ausculte, mesure vos cicatrices, constate vos limitations, etc. Il vous demandera si vos relations intimes sont impactées par votre accident.
3. Discussion médico-légale et évaluation des préjudices. Cette discussion permet de savoir si une erreur médicale a été commise et de lister et chiffrer vos préjudices, c'est pour cela qu'il est important que vous vous exprimiez au début de l'expertise sur toutes les répercussions de l'accident sur votre vie. Il s’agit de débats particulièrement techniques et fortement désagréables pour les victimes, qui ont le sentiment d'être réduites à des chiffres.
Examen préparatoire. Cet examen se déroule en amont de l'expertise. Votre médecin-conseil va analyser vos pièces et éventuellement vous indiquer s'il estime que vous avez été victime d'une erreur médicale, et vous dire si certaines pièces manquent à votre dossier afin que vous puissiez les réclamer.
Contrepoids. Votre médecin vous défendra à l'expertise et fera contrepoids face à votre médecin et face aux médecins missionnés par les assureurs, surtout pendant l'examen médical.
Honoraires. Ils peuvent être pris en charge en totalité ou en partie par votre assurance de protection juridique. Pensez à déclencher vos garanties.
Présence indispensable. En fonction de vos blessures et séquelles, la présence de l'avocat peut être nécessaire et même indispensable.
L'avocat permet de s'assurer du bon respect de la procédure, insiste sur les points qui peuvent avoir été oubliés par les Experts ou les médecins et affine sa stratégie au fil de l'expertise pour veiller à ce que vous obteniez une indemnisation.
Il peut également défendre certains postes de préjudices, notamment les postes non médicaux (incidence professionnelle, tierce personne, etc.).
Il appui l'évaluation de votre médecin conseil.
Enfin, il s'assure également que votre dossier soit complet et prépare avec vous l'expertise. Il vous prépare aux pièges éventuels tendus par certains médecins de compagnie d'assurance.
Si votre dossier est suivi par un avocat, il mettra en place l'expertise et transmettra vos pièces aux médecins et experts.
Après l'expertise, les médecins établissent leur rapport.
La suite dépend de la consolidation ou non de votre état de santé.
La consolidation. Cette notion revêt une importance cruciale sur le plan médico-légal, car elle indique que votre état de santé a atteint un stade où il n'est plus susceptible de s'améliorer. La consolidation ne signifie malheureusement pas la guérison, mais simplement la stabilité de vos séquelles physiques et/ou psychiques,
La consolidation intervient en moyenne entre 1 et 2 ans après l’accident excepté pour les enfants dont la consolidation n'intervient généralement qu'à la majorité ou à la fin de la croissance. En cas de lésion nerveuse également (plexus brachial, étirement du nerf etc.) la consolidation peut être reportée à 3 ans car la récupération de ce type de lésions est généralement plus longue.
Consolidé ou non. A la réception du rapport, 2 possibilités :
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Si votre état de santé n’est pas consolidé (votre état est susceptible de s’améliorer ou de s’aggraver sur les mois à venir), vous devrez être réexaminé. L’expertise dressera un tableau provisoire de votre état de santé. Cela permettre de débloquer des provisions si une erreur médicale est reconnue (c’est-à-dire une avance d’argent dans l'attente de l'indemnisation finale).
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Si votre état de santé est consolidé (votre état est stable et n’est plus susceptible d’évoluer dans les mois à venir), vous pourrez obtenir l’indemnisation définitive de vos préjudices sur la base du rapport d'expertise médicale définitif.
Avis sapiteur. Parfois votre état de santé nécessite l’avis d’un ou plusieurs spécialistes (psychiatre, ophtalmologue, etc.), vous devrez être examiné par le spécialiste. Il y aura le médecin « spécialiste » de la compagnie et le médecin « spécialiste » qui vous défendra. Cette nouvelle expertise aura le même déroulement que la première. Ensuite, il y aura une expertise de synthèse avec les premiers médecins reprenant le rapport des spécialistes.
Une fois le rapport déposé, les négociations sur votre indemnisation commencent.
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3. L'expertise médicale




L'indemnisation
La réparation intégrale des préjudices : cela signifie que vos préjudices doivent être évalués de façon à ce que vous soyez replacés dans la même situation qu'avant votre accident. Sans pertes, ni profit. Malheureusement, personne ne pourra vous rendre votre vie d'avant. Alors l'assureur doit compenser vos pertes en vous allouant une somme d'argent.
Il est donc indispensable que vous soyez le plus exhaustif et le plus précis dans vos déclarations et vos demandes pour que tout ce que vous avez perdu soit compensé. Tous les changements dans votre quotidien, toutes les adaptations que vous avez mises en place doivent être pris en considération pour obtenir une juste indemnisation de vos préjudices. Si vous ne le faites pas, le seul gagnant sera l'assureur qui minimisera votre indemnisation.
Soyez méthodique. Pour constituer votre dossier, basez vous sur la liste des préjudices établie par les Experts. Pour chaque préjudice, regroupez les justificatifs correspondants et classez-les. Vous retrouverez ci-dessous les justificatifs qu'il convient de récupérer pour obtenir une juste indemnisation. Toute demande qui ne sera pas justifiée sera mal indemnisée.
Plus votre demande est justifiée par des preuves de vos préjudices et mieux vous serez indemnisé. Tous les moyens sont bons pour apporter la preuve de ce que vous avez perdu (photographies datées, attestations sur l'honneur de vos proches, de vos collègues, devis, factures...). Votre avocat vous aide à avoir un dossier complet pour que vos demandes soient incontestables.
Les copies. Attention, ne jamais se séparer des originaux : faites toujours des copies et n'envoyez jamais vos pièces originales à l'assureur.
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Dépenses de santé : il s'agit du coût des soins médicaux et des dépenses liées à la santé en lien avec l’accident subi. Ces dépenses englobent : les frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques, infirmiers, les honoraires des psychologues, ostéopathes etc. Il convient de distinguer :
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Les dépenses de santé dit "actuelles" : correspondant aux traitements temporaires, c'est à dire pendant votre convalescence, avant la consolidation de votre état de santé
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Les dépenses de santé dit "futures" : il s'agit des dépenses nécessaires pour un traitement que vous devrez prendre à vie, ou une aide technique dont vous aurez besoin toute votre vie. Par exemple une prothèse, une surveillance médicale ou la prise d’un médicament. Cela peut aussi inclure le coût d'une psychothérapie.
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Frais divers : il s'agit des dépenses supplémentaires et diverses que la victime peut avoir exposées en raison de l'accident de la route. Exemples :
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Frais de déplacement : Les coûts associés aux déplacements pour les rendez-vous médicaux, les séances de rééducation, etc. Exemple : facture des péages, parking, billets de train, d’hôtel, indemnités kilométriques. Faites une liste de vos déplacement.
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Frais de garde : Les dépenses liées à la garde d'enfants ou d'animaux ou à l'assistance (scolarité)nécessaire pendant la convalescence
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Frais d'expertise médicale : Les coûts associés aux consultations d'experts médicaux pour évaluer votre état de santé
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Vêtements et effets personnels : facture des vêtements, téléphone, ordinateurs, lunettes et objets détruits pendant l’accident
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Frais postaux : en justifiant le lien avec l'accident
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Ces frais divers varient en fonction des circonstances spécifiques de chaque cas. Les avocats exerçant en droit du dommage corporel, peuvent aider à documenter et à évaluer ces frais divers dans le cadre de la procédure d'indemnisation.
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Tierce personne (aide à domicile) : Ce préjudice représente l’évaluation du coût de l’aide apportée par un tiers à la victime d’un accident pour l’assister dans ses activités de la vie quotidienne. Il s’agit de l’aide apportée par toute personne, qu’il s’agisse d’un membre de la famille, d’un ami ou d’un professionnel (aide-ménagère, service d'aide à la personne, jardinier…)
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Exemple : aide à l’habillage, à la toilette, à la préparation des repas, à la prise des repas, aux courses, au ménage, aux tâches administrative, aux déplacements à l’extérieur, à la parentalité pour une victime ayant des enfants dont la victime n’a pu s’occuper pendant sa convalescence, à la garde d’animaux domestiques, au jardinage.
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Pertes de revenus
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Bulletins de salaire et avis d'imposition
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Pour les personnes non salariées, pensez à vos bilans comptables et à demander des attestations de perte de revenus à votre comptable. Conservez précieusement vos documents comptables, ils pourront servir en cas d’expertise comptable pour prouver vos pertes réelles
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Un relevé des indemnités journalières que vous avez perçues de la sécurité sociale (disponible sur le site Ameli.fr) ou de la mutuelle,
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Un relevé des éventuelles sommes complémentaires qui vous auraient été versées par un autre organisme social (prévoyance, MDPH, complémentaire santé, employeur s’il a maintenu votre salaire…). Demandez à votre employeur une attestation de perte de salaire et de prime !
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L'incidence professionnelle : retentissement de votre accident sur votre vie professionnelle (pénibilité au travail, dévalorisation sur le marché du travail, perte de promotion professionnelle, d'un contrat...)
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CV
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Votre relevé individuel de situation (RIS) ou relevé de carrière (disponible sur le site de votre caisse de retraite)
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Contrat de travail / promesse d’embauche qui vous promettait un emploi avant l’accident
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Inscription à un concours que vous n'avez pas pu passer en raison de l'accident
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Avis d'aptitude ou inaptitude : Les décisions et le dossier médical de la médecine du travail en cas d’adaptation de votre poste de travail ou d’inaptitude
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Les rapports du médecin de la sécurité sociale en cas de placement en invalidité
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Logement adapté : il s’agit des frais d'adaptation, de modification, de construction d’un logement devant être engagés pour répondre aux besoins spécifiques d’une personne souffrant d’un handicap lié à l’accident dont elle a été victime.
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Exemple : rampes d’accès, monte escalier, d’élargissement de portes et/ou de couloirs permettant de rendre un logement adapté aux personnes à mobilité réduite, frais de déménagement et de construction ou d’acquisition d’un nouveau logement lorsque le précédent ne peut pas être aménagé.
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Véhicule adapté : ces frais font référence au coût des aménagement ou de l’acquisition d’un véhicule adapté au handicap d’une victime.
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Sont également inclus les frais exposés pour faire revalider son permis et le coût des heures de conduites à prendre pour s'adapter au nouveau véhicule
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Exemple : boite de vitesse automatique, commandes au volant, inversion de pédales, etc.
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Si le véhicule ne peut pas être adapté, le coût de l’acquisition d’un nouveau véhicule, ainsi que le surcoût lié aux particularités du véhicule adapté pourront être demandés. Cela participe à l’autonomisation des victimes.
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Pour justifier de cette dépense, sollicitez des devis auprès d'un garagiste ou d'un concessionnaire.
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Préjudice scolaire : Ce poste de préjudice indemnise la perte d’une année scolaire, universitaire ou de formation. Il convient de demander une indemnisation à plusieurs titres :
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Frais d'inscription engendrés
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Compensation financière liée au fait de ne pas avoir pu suivre son cursus (intégralement ou en partie) et "avoir perdu du temps". L’école, l’université et les formations permettent de s’intégrer dans la société, de se développer, d’acquérir des connaissances et une autonomie, de s’épanouir. La privation ou l'altération de ces possibilités justifie une indemnisation.
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Déficit fonctionnel : Il s'agit de l'atteinte à votre intégrité physique. Votre incapacité se divise entre le déficit temporaire et le déficit définitif :
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Déficit fonctionnel temporaire : la perte des joies usuelles de la vie quotidienne, les activités de loisirs ou sportives et le préjudice sexuel subi pendant la convalescence et jusqu’à la consolidation de votre état de santé. Il y a plusieurs classes d’incapacité : 100 %, 75 %, 50 %, 25 % et 10 %
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Déficit fonctionnel permanent : indemnise l’altération durable et irréversible de la capacité physique, mentale ou sensorielle, les limitations permanentes dans les capacités fonctionnelles d'une personne, aux douleurs définitives ressenties, aux répercussions psychologiques altérant les capacités d’une victime et les troubles qu’elle subit dans ses conditions d’existence.
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Il est évalué sur une échelle allant de 0 % à 100 %. Attention, il s’agit d’un taux différent (et souvent inférieur) au taux d’invalidité évalué par la sécurité sociale ou la MDPH.
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Exemple : la perte d’un œil est évaluée en général à 25 %, etc.
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Souffrances endurées
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Physiques : douleurs physiques, nombre d’opérations, soins, traitement, etc.
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Psychologiques : angoisse, stress post traumatique, solitude, etc.
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Il est important de noter que la perception et la tolérance à la souffrance peuvent varier d'une personne à l'autre.
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Le préjudice esthétique se distingue entre le préjudice esthétique temporaire et définitif :
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Le préjudice esthétique temporaire : altérations physiques temporaires subies par une victime après son accident.
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Exemples : plaies et cicatrices, l’utilisation de matériel adapté (fauteuil roulant, cannes, orthèse, prothèses, minerve, corset, Dujarrier, plâtre, fixateur, lit médicalisé etc.), perte de cheveux, prise ou perte importante de poids…
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Préjudice esthétique permanent : altération définitive de l’apparence physique. Ces changements visibles qui peuvent affecter le visage, le corps ou d'autres parties du corps de manière permanente.
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Exemple : des cicatrices, des marques de brulures, de l’utilisation de matériel adapté (fauteuil roulant, béquilles, cannes etc.)
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Les montants d'indemnisation sont souvent déterminés en fonction de la gravité du préjudice esthétique permanent, de son impact sur la qualité de vie de la personne, de l’âge et du sexe de la victime. Il peut être pertinent de transmettre des photographies prises pendant la convalescence de la victime, avant l'accident, et après l'accident.
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Préjudice d'agrément (loisirs, sport) a pour objet de compenser les difficultés ou l'impossibilité de reprendre une activité spécifique de loisir ou sportive régulièrement pratiquée avant l’accident. Il est donc indispensable de :
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faire une liste complète de toutes vos activités sportives (vélo, randonnées, musculation, basket, football, yoga…) ou de loisir (lecture, musées, voyages, loisirs créatifs…)
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récupérer les justificatifs de votre pratique (inscriptions, licences, attestation des proches, photographies...)
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indiquer la fréquence de ces activités
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préciser si cette ou ces activités sont faites en famille, amis, ou en club, associations, etc.
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Préjudice sexuel : Ce poste de préjudice vise à réparer toutes les répercussions définitives de l’accident sur toute la sexualité de la victime. Cela regroupe :
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La perte de libido et de plaisir
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La gêne ou l’impossibilité de réaliser certaines positions
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L’atteinte aux organes reproductifs et/ou à la fonction reproductrice
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Préjudice d'établissement (difficultés ou impossibilité à fonder une famille) : Ce poste de préjudice tend à indemniser la perte de chance de réaliser un projet de vie, construire une famille, avoir une vie de couple, élever des enfants etc. Cela doit également intégrer les modifications de l’équilibre familiale qui existait avant l’accident.
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Une fois que vous disposez du rapport d’expertise confirmant que vous avez le droit à une indemnisation (faute médicale, infection nosocomiale etc.) vous pouvez tenter de négocier amiablement votre indemnisation avec l’assureur adverse.
N’acceptez jamais l’offre d’indemnisation d’un assureur sans vous être préalablement renseignés.
Il est important de vous assurer que l’offre d’indemnisation proposée est acceptable, et que l’offre n’est pas minimisée.
Malheureusement, ce sera presque toujours le cas si vous n’êtes pas représenté par un avocat.
Sur ce site, vous pourrez évaluer ici le montant de l’indemnité à laquelle vous pourrez avoir droit.
Attention, il s’agit d’une simple estimation qui ne remplace en aucun cas l’analyse pointue d’un avocat.
De plus, pour négocier n'oubliez pas d'apporter des éléments concrets dans les discussions et de reprendre les constations médicales qui ont été faites par vos médecins, en plus de celles reprises dans le rapport d'expertise judicaire qui n'est qu'un résumé de votre prise en charge.
Il n’est pas possible de négocier amiablement avec l’ONIAM. La loi ne prévoit pas la possibilité de négocier avec cette institution publique. Il faudra nécessairement engager une procédure judiciaire. C'est pourquoi, il peut parfois être plus intéressant d'engager une procédure devant la Commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux.
L'indemnisation de vos préjudices. Si tout se déroule bien, vous pourrez obtenir une indemnisation rapide par la compagnie d'assurance.
La signature de l'offre. Dans ce cas-là, vous signerez une transaction avec l'assureur. Il s'agit d'un acte important car il fige définitivement le montant de votre indemnisation (sauf demande de révision ou si vous souffrez d'une aggravation de votre état de santé).
L'absence d'accord avec l'assureur. Il n'est pas toujours possible de transiger avec les assureurs. Ces derniers proposent parfois des indemnisations tout à fait insuffisantes ou tentent de réduire injustement votre droit à indemnisation etc. Dans ce cas, il y a 2 options :
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Soit solliciter l'aide d'un avocat pour qu'il tente de débloquer des discussions et d'obtenir une majoration significative de votre indemnisation
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Soit saisir le Tribunal pour obtenir la juste indemnisation de votre dommage, seul un avocat pourra vous représenter en justice et saisir le Tribunal pour demander votre indemnisation.
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